Un secrétaire d'Etat de Macron diffuse des fake news et déclenche un scandale en Pologne
Depuis ce lundi 8 mars, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, est en Pologne. Cette visite a déclenché une vague d’indignation de la part des journalistes, élus et influenceurs du mouvement LGBT. L’objet de cette vague d’indignation est résumé par le compte influent (Le coin des LGBT+) sur Twitter : « La Pologne interdit au Secrétaire d'État français Clément Beaune de se rendre dans une "Zone sans LGBT", comme il avait promis de le faire après son coming out médiatique. » Problème : il n’existe pas de zone « sans LGBT » en Pologne (voir notre décryptage : [Vidéos] La guerre de l'information contre la #Pologne continue). Il existe certes des municipalités polonaises qui ont promis à leurs administrés qu’elles ne subventionneraient pas des ONG pour venir dans les maternelles et écoles enseigner les théories du genre comme si celles-ci étaient des faits scientifiques. Ce qui, vous l’admettrez, est tout même une énorme différence avec des zones qui seraient interdites aux homosexuels. Et c’est là tout le problème du secrétaire d’État Beaune.
Pendant toute l’année 2020, Clément Beaune a relayé une fausse information diffusée par les ONG de Soros (qui est en guerre ouverte avec la Pologne et la Hongrie) et par le mouvement LGBT : les « zones sans LGBT » en Pologne, des endroits ("quartiers ou commerces") qui seraient soi-disant interdits aux homosexuels. Cette fake news a été répandue par le secrétaire d’État à plusieurs reprises : sur France Inter ou encore dans le magazine Têtu. Dans ce dernier, en décembre, il avait même annoncé, tel un grand résistant : « J’irai en Pologne dans une zone sans LGBT ». Mais maintenant qu’il est en Pologne, comment faire pour les visiter vu qu’elles n’existent pas ? Aller dans les municipalités « sans subvention pour les théories du genre enseignées aux enfants comme des faits scientifiques » ? Cela signifierait qu’il a menti et qu’en France a contrario l’on paye des associations LGBT pour aller dans les écoles faire croire à nos enfants que les théories du genre sont des réalités scientifiques. Le secrétaire d’État a déjà amorcé un virage sémantique ces derniers jours et ne parle plus de « zones sans LGBT » mais de « zones sans idéologie LGBT ». Mais comme cela ne suffisait pas pour être en conformité avec ses déclarations précédentes, il a inventé un gros mensonge en accusant le gouvernement polonais de lui avoir interdit de visiter ces zones. Ce qui a été immédiatement démenti par Varsovie. Outre le ridicule du progressiste confronté à la réalité, cette mise en scène interroge.
Pourquoi un secrétaire d’État français participe-t-il à une campagne de fake news des ONG de Soros et de groupuscules LGBT qui essaient d’institutionnaliser les théories du genre ? En plus contre un pays ami et allié ? Il est vrai que M. Beaune a fait partie du principal think tank européen de Soros : l’ECFR, où il siégeait au conseil avec Sylvie Kauffmann, éditorialiste du journal Le Monde (principale source de fake news concernant la Pologne). Hasard ou non, c'est dans le journal Gazeta Wyborcza, partenaire du Monde, média violement anti-PiS (parti conservateur au pouvoir en Pologne) et qui a pour actionnaire Soros, que M. Beaune a menti en affirmant que Varsovie ne voulait pas le laisser aller dans les "zones sans LGBT" qui n'existent pas. Aussi sommes-nous en droit de nous interroger : pour qui travaille réellement le secrétaire d’État Beaune ? Pourquoi les médias français reprennent toutes ces fausses informations sans vérification aucune?